La prière des laïcs

Par leur prière individuelle ou collective, les laïcs dominicains cherchent à nourrir, transformer et enrichir leurs relations à Dieu et au monde.

Elle leur permet de partir avec le Christ « à l’écart » de la vie quotidienne, pour revenir vers le monde et y être pleinement acteurs. Elle renouvelle leur regard et transforme leur manière de vivre. Dans la tradition dominicaine, la prière unit ensemble la contemplation et l’action. Il s’agit simplement de consentir à être là, dans la présence de Dieu, avec un cœur tout à la fois habité d’une saine préoccupation pour le monde où ils vivent et de la Parole de Dieu. A l’image de saint Dominique qui priait : « Mon Dieu, ma miséricorde, que deviendront les pécheurs ? », les laïcs dominicains, dans leur prière, s’ouvrent au mystère de l’homme et au mystère de Dieu et se montrent préoccupés par le devenir du monde où ils vivent. La prière s’apparente alors davantage à une forme de respiration qu’à un ensemble d’exercices.

En pratique, outre la célébration de l’Eucharistie, la tradition dominicaine propose plus particulièrement quatre formes de prière. À chacun de trouver celle(s) qui lui convient pour approfondir sa recherche de Dieu dans une pratique régulière et ajustée aux réalités de sa vie quotidienne :

La liturgie des heures permet de vivre en présence de Dieu en marquant la journée par une prière qui sanctifie les heures. Il s’agit d’une prière fondamentalement ecclésiale. Pour les laïcs, elle invite surtout à prier les laudes (matin) et les vêpres (soir).

Dans l’oraison, le priant peut parler à Dieu, mais il n’est pas dans le bavardage. Il s’agit d’abord d’une forme de présence silencieuse. Ici, les distractions ne sont pas à proscrire, mais à laisser à leur juste place. Ruminer tel ou tel extrait d’un texte biblique permet alors de se recentrer sur la Parole et ce Dieu caché qui s’adresse à l’homme.

La lectio divina est une lecture méditative d’un texte relativement court que l’on lit et relit, que l’on essaie de comprendre pour le laisser résonner au plus profond de son cœur, pour mieux s’approcher de Dieu, tout en le sachant inconnaissable. Il s’agit de contempler le mystère de Dieu en vue de « porter au monde les fruits de sa contemplation » (devise de l’ordre des prêcheurs).

Avec le rosaire et ses cent cinquante perles de bois qui correspondent aux cent cinquante psaumes, le priant adopte une forme de prière accessible au plus grand nombre : une prière populaire centrée sur les mystères de la vie du Christ en compagnie de la Vierge Marie.

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