« L’Évangile du dialogue »

Nouvelles de la retraite du Grand Est à Rosheim

du 16 au 18 septembre 2016

 

Cette année la retraite a été prêchée par le frère Alberto Ambrosio sur le thème “L’Evangile du Dialogue”.

 

Nous étions une vingtaine de la région à participer à l’événement.

Pour tous ceux qui avaient connu le frère Alberto lors de son séjour à Strasbourg il y a douze ans environ, cette rencontre a offert une chance de le retrouver très appréciée même si pour la plupart d’entre nous le plaisir de l’entendre lorsqu’il vivait à Strasbourg avait été rare.

 

Le thème choisi par le frère Alberto a été décliné en trois conférences centrées sur l’approfondissement de textes d’Evangile vus sous un angle particulier.

 

  • La mise en dialogue des deux textes constitués par l’Annonciation (Luc 1, 26-38) et l’annonce de la Résurrection (Marc 16,1-8) souligne que le temps de « l’extase », du « oui » qui fait suite à l’étonnement et à l’interrogation (de Marie, des femmes au tombeau) va engendrer, mûri dans le silence, le temps de la méditation, de l’affirmation et du témoignage.

 

  • Le temps long de l’attente et de la gratuité se manifeste également dans la parabole du figuier (Luc 13, 6-9) où le vigneron propose au maître du domaine de laisser une encore petite chance d’un an au figuier stérile planté dans la vigne pour que, peut être, se produise le bonheur de la « fructification » attendue. Se manifestent ainsi le paradoxe de la foi ; un presque rien pourrait engendrer l’inattendu et aussi l’espérance qui se déploie dans l’engagement d’un processus détaché du souci de la réussite.

 

  • La parabole du bon samaritain (Luc 10, 27-37) vue par qui choisit de porter un regard interreligieux sur les protagonistes constitués par : le bon samaritain et les bandits (en grec ce terme aurait le double sens de brigand et de coreligionnaire) qui l’assaillent.

Dans cette perspective l’homme blessé pourrait représenter l’Islam et le bon samaritain le Christianisme  se penchant sur le nécessiteux.

Est-ce à désigner une quelconque supériorité du Christianisme sur l’Islam ?

C’est ignorer la question de Jésus : « qui est le prochain de l’homme blessé » non pas « qui est l’homme blessé » ? Dans cette perspective, le prochain et l’homme blessé ont partie liée ; l’un a besoin de la rencontre avec l’autre.

Je suis le prochain de celui qui est à moitié mort sur la route ; il a besoin de moi tout comme j’ai besoin de lui.

Transposé au plan de l’interreligieux : qui que je sois, la vérité de l’autre est nécessaire à mon accomplissement personnel.

Ainsi le christianisme n’est plus dans un rapport de supériorité, mais d’égalité.

Barbara C.

Responsable de la région Grand Est

 

 

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